16:00 25.09.2009, mise à jour : 18:45
Sous prétexte d'un contrôle médical, les deux Suisses retenus en Libye ont été convoqués il y a une semaine par les autorités libyennes. Par la suite, Tripoli a indiqué que les deux hommes avaient été placés en détention afin "de garantir leur sécurité". Le DFAE a qualifié cette situation d'"inacceptable".
Les autorités libyennes ont informé les autorités suisses par le biais d'une note diplomatique de la détention des deux hommes d'affaires suisses dans un lieu "sûr". Elles ont justifié cette mesure en déclarant craindre que la Suisse n'intervienne avec des moyens militaires pour libérer ses deux ressortissants, jusqu'alors assignés à résidence dans l'ambassade suisse de Tripoli, a indiqué le Département fédéral des affaires étrangères.
Selon l'experte en droit international bâloise Anne Peters, en emprisonnant les deux Suisses, la Libye a clairement violé la convention de l'ONU sur les droits de l'homme et du citoyen, qu'elle a pourtant ratifié.
"C'est inacceptable", ont déclaré les services de Micheline Calmy-Rey. Ils ont indiqué qu'une délégation suisse allait rapidement se réunir avec une délégation libyenne. "La libération des deux Suisses reste la priorité dans les négociations" avec la Libye et "la condition d'une normalisation des relations entre Berne et Tripoli", selon le DFAE.
Mercredi soir, le président de la Confédération avait rencontré le leader libyen Mouammar Kadhafi à New York, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU. Au cours d'un entretien de plus de quarante minutes, Hans-Rudolf Merz avait insisté pour que les deux hommes d'affaires suisses soient libérés au plus vite.
Le président de la Confédération avait indiqué avoir été informé par le leader libyen que les deux Suisses avaient été déplacés par les autorités libyennes dans un "lieu sûr".
De son côté, la rencontre entre Hans-Rudolf Merz et Mouammar Kadhafi mercredi soir à New-York est un "petit pas de plus sur un chemin difficile", a déclaré Ueli Maurer. D'après lui, les otages retenus en Libye ne rentreront plus cette année.
(ats)
voir aussi ICI une autre adresse édifiante : http://investigation.blog.lemonde.fr/2006/01/05/2006_01_kadhafi_land/
(°_°) le site de l' "
ASSOCIATION SUPPORTERS DU CAPITAIN HANNIBAL MOUAMMAR ALGADDAFI"
et la
TRADUCTION GOOGLE de ce site !! édifiant on passe pour UN ETAT TERRORISTE QUI NE RESPECTE PAS LES LOIS !!!
Blog de Signature à ce propos14:28 09.11.2009, mise à jour : 16:56
Libye: les deux otages de retour à l'ambassade de Suisse à Tripoli
Les deux otages retenus en Libye ont été remis par les autorités libyennes à l'ambassade de Suisse à Tripoli. Ils "se portent bien, eu égard aux circonstances", d'après le Département fédéral des affaires étrangères. Les deux Suisses n'ont pas été maltraités.
Ils sont soulagés, en bonne santé et en train de récupérer, a indiqué Micheline Calmy-Rey, qui a pu leur parler. La partie libyenne n'a donné aucun motif à cette mesure. Le président de la Confédération s'est déclaré "soulagé" par la décision de Tripoli, mais n'a pas voulu en dire plus.
Ce retour à l'ambassade de Suisse est une conséquence directe du changement de ton et de stratégie du Conseil fédéral, estime Hasni Abidi, directeur du Centre d'études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen. Mais il ne signifie pas pour autant la "fin du calvaire" pour ces deux hommes.
"Les Libyens se sont rendu compte que c'était une erreur de garder les deux Suisses dans un lieu secret et que cette mesure était contre-productive", a réagi M.Abidi.
C'est aussi une conséquence directe de la décision du Conseil fédéral de suspendre l'accord signé avec la Libye le 20 août et d'appliquer une politique de visa restrictive, selon lui. "La première décision courageuse du Conseil fédéral a entraîné une réaction de Tripoli".
"Mais le gouvernement libyen est imprévisible". Il a besoin d'une sortie de crise honorable, raison pour laquelle ce nouveau développement est un "retour à la case départ" et ne signifie pas la "fin du calvaire".
Les relations entre la Suisse et la Libye se sont dégradées depuis l'arrestation de Hannibal Kadhafi, fils du leader libyen, et de sa femme en juillet 2008 dans la cité de Calvin. Le couple avait fait l'objet d'une plainte pour maltraitance de deux domestiques. Hannibal avait passé deux nuits en prison.
(ats)